

Les premiers mouvements LGBTQIA+ ont été, par la force des choses, des actions collectives bénévoles.
Au cours des décennies progressistes, des droits furent acquis (mariage pour toustes, adoption, PMA, entre autres) ; les fiertés se sont popularisées ; les mouvements se sont pérennisés et ont recruté du personnel salarié.
Ainsi, en Belgique, sont nées la Fédération des Maisons arc-en-ciel, devenue Prisme, la RainbowHouse, et Çavaria.
C’est une très bonne chose, sans nul doute.
À l’occasion de la trentième édition de la Pride de Bruxelles, la Fédération Prisme publie son dossier annuel de recommandations consacré aux droits des personnes LGBTQIA+. Pour cette édition 2026, la Fédération a choisi de se concentrer sur une question centrale et pourtant encore profondément inégalitaire en Belgique comme partout ailleurs : l’accès aux soins de santé.
Comme nous l'avons démontré dans notre dossier “Pour des politiques plus justes et égalitaires pour les personnes trans”, les discours transphobes contemporains
cherchent à présenter la transidentité comme un phénomène récent, fruit d’un “effet de mode” ou d’une idéologie “wokiste”1 et/ou issue d’un “lobbying LGBTQIA+”.
Pensé comme un outil d’information accessible, ce guide vise à aider les personnes transgenres ou en questionnement à mieux envisager les possibilités qui s’offrent à elles en termes de transition hormonale, afin de soutenir des choix éclairés.
L’année 2025 n’a pas été une année neutre. Elle s’est inscrite dans un contexte marqué par la montée de discours réactionnaires, anti-genre et masculinistes, par des attaques répétées contre les droits des personnes LGBTQIA+ un peu partout dans le monde, par des tentatives de délégitimation de l’EVRAS, mais aussi par des violences bien réelles sur le terrain, y compris en Belgique. Face à ces reculs, Prisme a poursuivi son travail avec détermination, convaincue qu’il est plus nécessaire que jamais de construire, de documenter, de former, de soutenir et d’agir.
